Presse
Un mélange bien senti de macabre, de spiritisme, et de suspense, toujours sur le fil du rasoir entre le crédible, l’extraordinaire, et l’incroyable.
Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles.
Dans la pièce du fond n’est rien qu’une gourmandise — pour les frissons de peur ou d’horreur, il vous faudra lire ailleurs. Son auteur, l’Américain W. C. Morrow qui, sans doute, devait pratiquer le pince-sans-rire, abandonna la littérature pour faire le journaliste. Un beau gâchis. Ses neuf nouvelles, jusqu’alors inédites, s’inspirent de situations anodines et flirtent avec l’étrange sans jamais sombrer dans l’angoisse: des maisons grincent dans la pénombre; des pendules lugubres arrêtent le temps; des femmes osent se rebeller en domptant des fauves... L’auteur lance des clins d’œil à ses comparses (Vidocq, Gaboriau), regarde son époque farouche, ce XIXe siècle qui s’industrialise et s’urbanise à grand vitesse, et en évoque misères et folies ordinaires. Quant à ses personnages, bons ou méchants, généreux ou obséquieux, ils sont tous terrifiants... d’authenticité.
Martine Laval, Télérama. |