Presse
Ce Journal permet de suivre l'évolution, l'élaboration intuitive d'une philosophie originale. [...]
C'est un formidable outil pour découvrir la culture américaine.
Aliocha Wald Lasowski, Le Magazine littéraire.
Le diariste se fond dans le cosmos pour observer ses semblables et distiller les nectars d'une sagesse panthéiste, au fil d'une confession ininterrompue qui tient du précis naturaliste, du traité des vertus, du vagabondage métaphysique, du manifeste écolo, de l'hymne épicurien et de l'éloge de l'insoumission citoyenne. De quoi fonder toute la culture américaine: des générations entières ont baigné dans les jouvences de cette fontaine enchantée, une œuvre pionnière qui traverse enfin l'Atlantique.
André Clavel, L'Express.
Paraît aujourd'hui en français le premier tome de la première traduction intégrale du Journal jamais réalisée en aucune langue. Ce volume, et les suivants promettent d'être semblables sur ce point, ne consigne aucun des événements de ce qu'un biographe appellerait la vie de Thoreau. [...] L'œuvre est plutôt consacrée à ce qui est vraiment personnel chez son auteur, comme si ce qui concerne sa vie sociale était pure contingence à dédaigner. [...]
Thoreau a toujours revendiqué sa marginalité. [...] Il va persister à vivre et à penser comme personne.
Mathieu Lindon, Libération.
Les éditions Finitude ont entamé la publication intégrale de cette œuvre cardinale de la littérature mondiale. [...] Plus que d'un journal ou d'un mémento vivant, il s'agit là d'un log-book, sorte de carnet de route spirituelle et sensorielle, et qui compte parmi les plus grands écrits intimes publiés.
Thierry Clermont, Le Figaro.
L'auteur américain livre une pensée puissante sur l'homme et son milieu. [...] Celui qu'on présente parfois comme le précurseur écolo du milieu du xixe siècle est devenu l'un des plus grands écrivains américains, salué pour son indépendance d'esprit, et son intraitable regard sur une société qu'il observait du fond des bois. C'est qu'à observer les arbres dans la nature sauvage, on comprend parfois d'autant mieux comment la vie sociale a ses propres règles et — il le note sans indulgence — sa propre inanité.
Gilles Heuré, Télérama.
Thoreau est le penseur du sublime de la nature en même temps que l'acteur de sa vie dépouillée. Il vise l'autosuffisance, la liberté absolue, veut disposer de soi et de son temps. Il ne pense pas avec les livres, mais en mettant son corps en contact avec la nature: il s'allonge dans une barque et se laisse aller à la dérive du courant, il cherche les pointes de flèches des Indiens qui lui en apprennent plus que n'importe quelle bibliothèque, il s'allonge sur le lac gelé qu'il aime d'amour pour y surprendre la vie qui continue… Comment ne pas aimer un pareil rejeton de Diogène en plein siècle industriel ?
Michel Onfray, Le Nouvel observateur.
L'auteur de ce Journal est considéré aux États-Unis comme une figure tutélaire, à la fois fondateur des notions d'écologie et de retour à la nature, et personnage dont l'influence, à travers ses campagnes prônant la désobéissance civile, a eu une grande importance souterraine sur une philosophie de l'individu qui a mené aux beatniks des années 50, aux hippies des années 60, à Kerouac et à Miller. [...] On attend donc avec impatience le deuxième volume, l'année prochaine.
Christophe Mercier, Les Lettres françaises.
Emaillé d’aphorismes définitifs, c’est un fabuleux traité de sagesse que l’on découvre sous la plume de Thoreau, mais aussi un manifeste écologique, une célébration de l’éphémère, un hymne épicurien, un éloge de l’insoumission permanente et du vagabondage métaphysique. Voilà pourquoi des générations entières, outre-Atlantique, se sont nourries de cette œuvre pionnière, l’un des piliers les plus flamboyants de la culture américaine.
André Clavel, Le Temps (Suisse).
Curieusement, et alors qu'une nouvelle édition est en cours aux Etats-Unis, les lecteurs francophones n'avaient eu accès, jusqu'à ce jour, qu'à deux cents pages d'extraits. La publication du premier volume d'une traduction intégrale, sept mille pages en quinze volumes, est donc un véritable événement, dont les années 1837 à 1840 nous donnent un avant-goût. [...] Ces quatre années sont le début d'une longue aventure individuelle, qu'on suivra comme elle a été conduite, sans faiblir.
Pierre Maury, Le Soir (Belgique).
Œuvre majeure de la littérature américaine. [...] Toute sa philosophie est déjà là. [...]
Un Journal prônant la vie lente et l'être-là absolu dont on a déjà envie de lire la suite.
Richard Blin, Le Matricule des Anges.
Le lecteur est toujours prêt à suivre Thoreau, quitte à revenir de ses excursions égratigné, fourbu, mais le pas plus élastique. Ainsi, insectes piquants ou non, en terrains spongieux ou fermes, il s'engage, intrigué, dans les multiples sentiers que celui-ci trace dans les sous-bois du Massachusetts et de l'esprit. Peu d'écrivains avant notre «capitaines d'une troupe de cueilleurs de myrtilles» et après lui sont allés s'y perdre avec autant d'audace et d'originalité pour en accomplir un débroussaillage aussi revigorant.
Claude Grimal, La Quinzaine littéraire.
Ce recueil est un voyage au cœur de la vie quotidienne très contemplative d'un intellectuel du XIXe siècle.
Catherine Thumann, La Décroissance.
Ce sont 7000 pages d’un manuscrit-manifeste, un des plus longs textes de la littérature américaine, le fondement d’une pensée écologique, naturaliste, botaniste et politique qui, cent cinquante ans après la mort de leur auteur, n’ont rien perdu de leur force poétique et provocatrice. [...] Thoreau aide à vivre.
J.-B. Besençon, L'illustré (Suisse). |