Dans la pièce du fond

William Chambers Morrow

William Chambers Morrow - Dans la piece du fond

À propos du livre

Oubliées pendant plus d’un siècle, les nouvelles de ce recueil, neuf petites merveilles à l’efficacité et à la précision impeccable, sont traduites ici pour la première fois. Elles nous font découvrir un univers étrange, un monde où rôde la folie, où le fantastique se mêle au quotidien.
W. C. Morrow, qui avait lu les nouvelles d’Edgar Poe, celles de son ami Ambrose Bierce, mais aussi quelques français comme Vidocq ou Gaboriau qu’il cite, s’est forgé un style qui lui est propre. Il a même créé un genre que l’on pourrait appeler le fantastique policier ou peut-être déjà le thriller. Il a eu l’intuition de quelques-uns des grands thèmes qui baliseront la littérature de genre au XXème siècle: l’angoisse urbaine, la folie meurtrière, et ce mystère qui n’est jamais si opaque que lorsqu’il est à portée de main, derrière une porte, dans la pièce du fond ou dans le comportement d’un proche.
Alfred Jarry ne s’y était pas trompé, lui qui affirmait à propos d’un recueil paru en France en 1901: «On n’a encore rien écrit de pareil». Ces nouvelles inédites le confirment.

Presse

Un mélange bien senti de macabre, de spiritisme, et de suspense, toujours sur le fil du rasoir entre le crédible, l’extraordinaire, et l’incroyable.
Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles.

Dans la pièce du fond n’est rien qu’une gourmandise — pour les frissons de peur ou d’horreur, il vous faudra lire ailleurs. Son auteur, l’Américain W. C. Morrow qui, sans doute, devait pratiquer le pince-sans-rire, abandonna la littérature pour faire le journaliste. Un beau gâchis. Ses neuf nouvelles, jusqu’alors inédites, s’inspirent de situations anodines et flirtent avec l’étrange sans jamais sombrer dans l’angoisse: des maisons grincent dans la pénombre; des pendules lugubres arrêtent le temps; des femmes osent se rebeller en domptant des fauves… L’auteur lance des clins d’œil à ses comparses (Vidocq, Gaboriau), regarde son époque farouche, ce XIXe siècle qui s’industrialise et s’urbanise à grand vitesse, et en évoque misères et folies ordinaires. Quant à ses personnages, bons ou méchants, généreux ou obséquieux, ils sont tous terrifiants… d’authenticité.
Martine Laval, Télérama.

Nouvelles traduites de l'américain par Jean-Baptiste Dupin

2004

12 x 17

224 pages

isbn 978-2-912667-18-2

17 euros

Il existe un tirage de tête: 25 exemplaires sur papier rouge sang à 40 euros. (pour les tirages de tête, nous contacter directement)