Jérôme - Jean-Pierre Martinet

À propos du livre

Entre détracteurs enragés et admirateurs fascinés, Jérôme est de ces romans qui interdisent la modération. L’histoire est pourtant simple: obsédé par Polly, la jeune fille qu’il croit aimer, Jérôme Bauche se lance dans une quête hallucinée à travers une ville étrange, un peu Paris un peu Saint-Petersbourg. Tel Dante, il s’enfonce irrémédiablement vers l’enfer, et nous y entraîne avec lui. De gré ou de force.
Depuis des années, Jérôme était devenu introuvable (il fut publié pour la première fois aux éditions du Sagittaire en 1978) et on ne parlait plus qu’à voix basse de ce livre monstre, de ce livre dans lequel Jean-Pierre Martinet (1944-1993) rend hommage à ses maîtres, Dostoïevski, Joyce, Gombrowicz ou Céline, de ce livre qui résonne comme un terrifiant éclat de rire.
Aujourd’hui Jérôme est de retour. On va enfin pouvoir le lire, connaître le délicieux frisson du pire. Et choisir son camp.

La présente réédition contient trois courts chapitres inédits qui révèlent une nouvelle fin au roman.

Presse

L’admirable Jérôme est tout entier porté par une langue torrentielle qui balaie le lecteur.
Alexandre Fillon, Livres-Hebdo.

Ça commence un peu comme du Gombrowicz, ça finit comme les hallucinations du dernier Céline. Jérôme est un maître livre qui vous marque à jamais.
Didier Pourquery, Libération.

Battant pavillon de l’allégorie fantastique, Jérôme, c’est le vocabulaire du grand large, les quarantièmes rugissants dans un Paris réinventé. Voilà ce qui s’appelle écrire avec son sang. […] Qui lit Jérôme a la révélation de la littérature, celle des horizons céliniens.
Bernard Morlino, Le Figaro littéraire.

Ce roman grince fort, à la fois méchant comme une teigne et sentimental à pleurer. […] Il faut plonger dans ce texte qui doit plus à Dostoïevski qu’à Céline et ressemble aux tableaux d’un Jérôme Bosch ou d’un Goya.
Christine Ferniot, Lire.

Le plus grand tort de Jean-Pierre Martinet, c’est de ne pas avoir été américain: son Jérôme serait devenu un roman culte à l’échelle internationale. […] A découvrir d’urgence.
Nelly Kapriélian , Les Inrockuptibles .

C’est un monstre. Un tordu. Un fou. Un parano. Ou bien tout le contraire, un innocent, un poète, un sentimental, un visionnaire. Son nom: Jean-Pierre Martinet. […] Martinet fait semblant d’être méchant, mais il n’est que générosité. Il porte en lui un trop-plein de sensibilité qu’il ne sait transformer qu’en phrases noires et lumineuses.
Martine Laval, Télérama.

De chutes en relèvements, d’audaces en repentirs, de crise d’angoisse en suffocation éblouie, Jérôme va au bout du sacrilège, ne cachant rien de la folle gravitation de ses désirs ni de leur éclat obscène autant que dérisoire.
Richard Blin , Le matricule des anges.

Quel que soit le nombre de ceux qui découvriront Martinet et son Jérôme aujourd’hui, ils comprendront tous, à la lecture de ce Dante égaré dans les cercles crapoteux d’un enfer urbain incertain, qu’ils sont en présence d’un écrivain aussi furieux, désespéré et incontrôlable que les figures tutélaires qu’il convoque avec un naturel de grand seigneur: Joyce, Céline, Dostoïesvki.
Jérôme Leroy, Valeurs actuelles.

Roman

Préface d'Alfred Eibel et postface de Raphaël Sorin

2008

15,5 x 22

464 pages

isbn 978-2-912667-56-4

24 euros