Les batailles d’Hastings

Éric Haviland

Eric Haviland, Les batailles d'Hastings

À propos du livre

Espèce d’idiote ! Pourquoi tu m’as fait ce coup-là ? Pourquoi ? Je ne t’aimais pas beaucoup, d’ailleurs personne ne t’aimait. Alors pourquoi moi ? Pour que je n’oublie jamais ce que j’ai vu quand j’ai ouvert la porte de notre chambre au Collège d’Hastings ? Tu avais pourtant l’air heureuse, l’autre jour au match de rugby et puis après au pub. Tu étais presque jolie, j’étais même jalouse.
Et maintenant, qu’est-ce que je vais faire ? Qu’est-ce que je vais dire à ta mère ? Tout le monde est gentil avec moi, les filles veulent aller chanter à ton enterrement mais je m’en fous. Tu m’emmerdes, Cynthia, et je ne savais pas qu’on pouvait avoir tant de chagrin.

Éric Haviland explore avec beaucoup de délicatesse le moment si fugace et pourtant si crucial où un événement dramatique fait basculer une adolescente dans l’âge adulte. À la manière d’un Henry James, il se fond dans le décor feutré d’un pensionnat anglais et nous offre un roman aux multiples entrées.

Presse

C’est touchant, sans être sentimental, vert, sans être mièvre. Dans cette version anglaise de «Virgin Suicides», Eric Haviland réussit la prouesse d’emprunter à la fois à VirginiaWoolf et à Amy Winehouse pour faire entendre, avec sa propre voix, le chagrin universel des jeunes filles en pleurs.
Jérôme Garcin, L’Obs.

Un roman d’apprentissage à l’écriture aussi délicate que précise.
Raphaëlle Leyris, Le Monde.

Eric Haviland mène son affaire avec une sobriété élégante.
Olivier Mony, Livres hebdo.

Ce roman se joue des frontières entre un récit à la Henry James, un roman naturaliste ou d’ambiance et le portrait d’une génération.
Alexandre Mare, Art Press.

Savant dosage entre la Virginia Woolf de «Mrs Dalloway» et la Sofia Coppola de «Virgin Suicides».
Alexandre Fillon, Sud Ouest.

roman

2015

13,5 x 20 cm

112 pages

isbn 978-2-36339-050-9

14 euros